Le Basketball Ougandais en appelle aux Sponsors pour maintenir la progression de la discipline

    KAMPALA – L’année 2015 est marquée dans les annales du basketball ougandais comme celle au cours de laquelle le pays a fait son retour sur la carte du basketball international

    KAMPALA – L’année 2015 est marquée dans les annales du basketball ougandais comme celle au cours de laquelle le pays a fait son retour sur la carte du basketball international.

    En août dernier, les “Silverbacks“ – nom sous lequel l’équipe masculine sénior de l’Ouganda est connue- ont fait leurs débuts sur la scène continentale, en prenant part à l’AfroBasket 2015 soldé par un résultat modeste.

    En fin Septembre - début Octobre, les “ Gazelles'- le nom de l’équipe nationale féminine sénior -, ont fait leur retour à l’AfroBasket Women après une toute première participation en 1997 et remporté deux de leurs sept matchs terminant à la 10ème place de la compétition à 12 équipes.

    Le résultat ne pouvait pas être meilleur au regard des difficultés rencontrées par l’équipe avant le début de la compétition.

    Un autre fait marquant du basket-ball ougandais est le lancement du Championnat Junior NBA qui a regroupé à Kampala une douzaine d’écoles venues des différentes régions du pays. Cela confirme les efforts de la Fédération Ougandaise de Basketball (FUBA) d’accroître le niveau du basket-ball.

    Toutefois, avec les équipes nationales qui ont montré leur potentiel dans les grandes compétitions africaines et les clubs qui deviennent de plus en plus forts au niveau de la zone 5, il reste encore beaucoup à faire selon Ambrose Tashobya, le président de la FUBA.

    Une semaine avant le coup d’envoi de l’AfroBasket Women 2015 à Yaoundé au Cameroun, les Gazelles n’étaient pas encore sûres de faire le voyage par manque d’argent.

    Mais lorsqu’elles ont entamé le tournoi dans la capitale camerounaise, elles ont senti qu’elles auraient pu mieux faire si les moyens nécessaires avaient été mis à leur disposition.

    Malgré l’élimination en phase de groupe, les Gazelles ont marqué leur présence dans le championnat et Proscovia Peace a été l’attraction terminant meilleure rebondeuse du tournoi avec 12.7 rebonds par match.

    Sharon Karungi et Claire Lamunu, la MVP des éliminatoires n’ont pas fait le déplacement de Yaoundé car la FUBA n’a pas pu les faire venir des Etats Unis.

    C’est pourquoi Tashobya estime qu’il est temps que le Gouvernement ougandais de même que les sociétés privées conjuguent leurs efforts afin de maintenir le pays parmi les meilleures nations africaines de basketball.

    "Se préparer pour une telle compétition [AfroBasket Women 2015] exige que les différents partenaires participent à part égale", a déclaré Tashobya à fiba.com.

    "Nous avons eu beaucoup de difficultés à participer à ce tournoi. Notre gouvernement n’avait pas mis à temps les moyens à disposition de l’équipe.

    Nous n’avions pas fait de stages de préparation. Nous n’avions eu que quelques jours de préparation. Même nos joueuses expatriées n’ont pas pu rejoindre l’équipe parce que nous n’avons pas eu les moyens de les faire venir".


    Ambrose Tashobya (UGA)

    " Pour avancer comme nous l’avons fait en nous qualifiant pour ce tournoi, nous avons besoin que le gouvernement octroie les moyens nécessaires à la préparation de l’équipe".

    "Nous avons aussi besoin de travailler et améliorer les bases de notre basketball afin d’être sûrs que les joueuses et les jeunes maitrisent bien les fondamentaux. Voilà notre préoccupation du moment. "

    "Participer à un tel tournoi pour la première fois, est une contribution louable pour mon équipe. Terminer à la 10ème place et ajouter à cela toutes les difficultés que nous avons est pour nous une grande victoire".

    "Nous espérons que ces leçons nous permettrons de mieux nous préparer pour les années à venir ".

    Interrogé sur une possible autonomisation de la FUBA, Tashobya a indiqué que : " ce n’est pas aussi facile que l’on l'imagine".

    " Lors des éliminatoires, 99 pour cent de notre aide est venu des sociétés étatiques.

    La plupart des sociétés qui opèrent dans le pays avaient une obligation nationale. Si vous voulez réaliser un bon chiffre d’affaire, vous devez être capables d’avoir une audience sur le plan local et une bonne visibilité.

    "Si vous aller hors du pays comme nous l’avons fait [en allant au Cameroun],c'est souvent différents. Nous étions dans un pays francophone et la plupart des sociétés avec lesquelles nous avons travaillé localement n’y sont pas établies. Ce qui fait qu’il n’y a pas assez d’intérêt.

    La couverture télévisuelle n’est pas importante. Elles ne voient pas la nécessité de prendre part à un tel tournoi immédiatement.

    "Certains matchs ont été retransmis sur SuperSport [la chaîne cryptée].

    Mais l’audience reste un problème. Combien de personnes possèdent des décodeurs de SuperSport dans mon pays ? Voici un autre souci.


    Stephen Omwony (UGA)

    " Nous rencontrons d’énormes difficultés, mais pour honorer les obligations de l’équipe nationale à l’extérieur,le pays auquel nous appartenons,doit allouer des fonds, au moins, à [hauteur] de 70 pour cent. Et nous allons rechercher les 30 pour cents auprès des sociétés."

    Nous avons emprunté de l’argent. Nous devons prendre des décisions rigoureuses. J’ai notifié les difficultés à FIBA et aux organisateurs. Nous avons compris que si nous ne venions pas, cela nous aurait coûté cher.

    Nous avons dû emprunter de l’argent".

    Nous allons continuer de faire pression, en espérant qu’il [le Président de la République] décaisse l’argent.

    En Tunisie, dans leur bataille pour la survie dans la phase de groupe, les "Silverbacks" ont failli surprendre la République Centrafricaine, mais ils ont clôturé leur AfroBasket 2015 par une série de 4 défaites contre 1 seule victoires par 72-64 face au Zimbabwe.

    ...

    FIBA

    Le Basketball Ougandais en appelle aux Sponsors pour maintenir la progression de la discipline  | FIBA Basketball